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Sur
mon programme Serge Reggiani notait: «Désolé
pour cette fois, A plus tard j'espère!» Ce
qui voulait dire qu'il n'avait pas le temps de m'accorder
une interview en profondeur.
Il m'était pourtant possible de lui poser quelques
questions auxquelles il avait l'amabilité de répondre.
Vous avez obtenu le Grand Prix du Disque pour
l'enregistrement de votre récital à Bobino,
un des rares grands prix que l'Académie du Disque
vient de décerner. |
- Oui, et j'ai été
le premier à être surpris, je ne m'y attendais
pas du tout. De plus que je ne suis pas vraiment un chanteur.
Comment
êtes-vous venu à la chanson?
- Depuis deux ans, je m'y prépare. Mon but était
de faire quelque chose d'autre, de différent. Pour
un comédien il s'agit d'avoir plusieurs cordes à
son arc, de s'intéresser toujours à d'autres
moyens d'expression, sinon il devient un «acteur»...
Pourquoi la chanson?
- La chanson est efficace. Elle permet de créer avec
peu de moyens une atmosphère, de dire des vérités
le plus simplement du monde, de saisir l'auditeur au plus
profond de sa sensibilité.
Est-ce que vous choisissez vous-même voire répertoire
ou est-ce qu'un imprésario fixe le programme de vos
récitals?
- Non, non, je cherche moi-même à composer un
programme qui tienne debout, qui convienne à mes possibilités
et qui corresponde à mes convictions.
Vous allez revenir bientôt au Théâtre
d’Esch avec: «Silence, l'arbre remue encore»
de François Billetdoux.
- Ce n'est pas encore tout à fait sûr. En effet,
il faut d'abord que la pièce soit créée
à Paris, et nous avons quelques difficultés...
Sinon, ce sera pour la saison prochaine!
- Certainement.
Je viens de lire les opinions les plus divergentes
à propos de cette pièce. Les uns la considèrent
comme une grande œuvre, les autres lui dénient
toute valeur.
- Ils ont tort. C'est une très grande pièce,
et ceux qui s'obstinent à !a dénigrer prouvent
qu'ils n'y ont rien compris.
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