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Prise de position personnelle
concernant l'Orchestre
Philharmonique du Luxembourg
La reconnaissance n'est
pas de ce monde, on le sait. Les nouveaux directeurs administratifs
en ont encore fourni la preuve.
Dans les milieux intéressés, tout un chacun sait que c’était
moi qui, depuis 1997, ai réalisé un site Internet pour
l’orchestre, en majeure partie à mes propres frais, comprenant
notamment pour chaque chef et soliste, un lien vers un site qui lui
est consacré dans l’Internet. Initialement, le site figurait
même sur un serveur que je payais.
J’avais pris cette initiative, en accord avec l’ancien administrateur
principal, je dis bien, l’ancien, et j’ajoute que les choses
se seraient passées différemment si lui n’avait
pas pris sa retraite.
En été 2002, la demande est venue de la part des nouveaux
responsables de donner un autre "look" au site, et des propositions
concrètes leur ont été faites pour un site dynamique
au graphisme original et parfaitement adapté aux dernières
exigences en matière d'Internet et au concept visuel que l’OPL
s’était donné.
A suivi un silence de cinq mois – cinq mois! –, et c’est
seulement après avoir de nouveau contacté début
décembre 2002 la direction de l’OPL, que j’ai appris
qu’elle avait choisi un autre programmeur. C'est son bon droit,
d’autant plus que l’on sait que la reconnaissance n'est
pas de ce monde. J’avoue néanmoins avoir ressenti cette
manière de procéder comme une gifle en pleine figure.
Ainsi l’identité visuelle, tous les imprimés, affiches,
brochures, étaient passés aux mains de "Orbite Communication",
qui a donc eu aussi gain de cause en matière d’Internet.
Le nouveau site, – qui est bien fait, pas de discussion là-dessus,
qui, cependant, ne s’ouvre pas avec tous les browsers! –
a été réalisé en sous-traitance par "eleven
s.a.". Il a mis trois mois à être construit.
Il reste cependant à se demander si les autres journaux et périodiques,
qui sont également liés à des groupes d’édition
et de presse, laissent faire et continuent à soutenir un OPL,
dont les ressources financières pour la promotion et la publicité
vont intégralement à la «concurrence», à
savoir, l’empire St.-Paul. Pour une institution censée
représenter le Luxembourg, une telle façon de procéder
est tout simplement malsaine.
Il faut aussi s’interroger si l’appel d’offres et
l’attribution se sont faits dans les règles en vigueur
pour les établissements publics, fondations et associations sans
but lucratif qui dépendent de l’Etat, donc des deniers
publics. Qu’au lieu de pavaner, on nous dise donc un peu combien
le nouveau look de l’OPL va coûter au contribuable. Voilà
une question sérieuse à élucider par l’Inspection
Générale des Finances et la Commission concernée
de la Chambre des Députés.
Pour moi-même, j’ai tiré les conséquences
de l’ingratitude des responsables: Il n'y aura plus aucune collaboration,
de quelque sorte que ce soit, de ma part avec eux.
Aux musiciens de l'orchestre, je souhaite un avenir prospère.
Guy Wagner, déc.
2002
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