PREMIERE PAGE | LIVRES I | LIVRES II | LIVRES III | ESSAIS | MOZART (F) | (D) | THEODORAKIS (D) | (F) | PRESSE - APERCU

Editorial

Fins et commencements


Au cinéma, le mot „Fin“, est le moment où l’on quitte précipitamment la salle pour fuir l’odeur douceâtre et nauséabonde du pop-corn.

C’est la fin de l’année Mozart avec ses déceptions bien plus nombreuses que ses „highlights“. La question est de savoir combien de gens ont découvert, grâce à l’événement, ce cadeau à l’humanité que celle-ci n’a pas mérité (Hildesheimer).

Chez nous, c’est comme si l’on n’arrivait pas à sortir d’un très mauvais film, en fait, un affreux navet.

Les rapports entre les Grands-Ducaux et leur Maison Souveraine ont fini d’être au beau fixe, cette dernière s’étant montrée bien moins souveraine que le bon peuple n’eût pu imaginer, et, malgré l’interdiction de „Zebigboss“, le Bon Peuple se demande s’il n’avait pas besoin d’un petit changement de régime. Tout bonnement.

A propos „Zebigboss“: l’alliance entre le Premier ministre et „son“ peuple est en train de finir dans une acrimonie et un dépit auxquels M. Juncker ne s’était certainement pas attendue. Est-ce pour cela qu’il s’en prend maintenant à l’OGB-L? Vous avez dit: Drôle de comportement?

La fin de l’entente cordiale avec les jeunes est également venue pour le ministre du Travail, bien qu’il continue de prendre le bâton de pèlerin pour retrouver leur confiance. Mais l’on sait que le temps nécessaire à une démolition est toujours bien plus court que celui qu’il faut pour réparer et reconstruire.

Ce qui vaut au niveau des jeunes, vaut un peu partout, et pour vraiment connaître l’opinion du bon peuple sur ceux qui le gouvernent, il n’y a qu’à se rendre au spectacle de cabaret des Schiltz, Melsen et Steichen: C’est comme si tout le monde avait attendu ce moment pour enfin pouvoir, avec des éclats de rire francs et massifs, se libérer de ses frustrations et fuir la pensée unique.

Des frustrations, il y en a, et l’on ne compte plus les doléances, les pétitions, les appels qui fusent de partout. Nous en publions trois dont sont sommes pleinement solidaires.

Nous nous sentons également solidaires du deuil de la famille de Roger Bertemes. Avec la disparition de Roger, toute une ère de l’expression artistique est en train de toucher à sa fin chez nous, mais son œuvre nous restera – vivante et éternellement jeune et authentique.

Quelqu’un pour qui ce n’est pas vraiment la fête ces derniers temps, c’est WPE (Worst President Ever), et nous avouons volontiers que la gifle qu’il a reçue en pleine figure, le 7 novembre, avait tout pour nous enchanter.

Finie la suprématie des néocons, ces sinistres sbires du Big Business.

Finie l’arrogance hargneuse de „Rummy“, et la „Vieille Europe“ se tient les coudes de rire.

Fini l’abus solitaire de pouvoir des Bush et Cheney, ce dernier encore pire dans sa méchanceté que WPE. Du moins, c’est ça de gagné et nous attendons impatiemment que d’autres têtes tombent – au figuré, bien sûr, étant donné que nous sommes contre la peine de mort.

On s’attend surtout à ce qu’une solution soit trouvée pour sortir du bourbier irakien et que le soutien inconditionnel au gouvernement israélien cesse – seule possibilité pour que l’on puisse, enfin, se retrouver autour d’une table de négociations: Un armistice a bien été proclamé par Olmerde, mais on sait ce que valent ces armistices.

Qui dit fin, dit aussi commencement.

Quand ce numéro paraîtra, notre nouvelle année culturelle aura commencé. Vous avez dû en entendre parler avec l’ouverture officielle, samedi dernier, et la présentation du programme qui s’était enfin faite … cinq jours avant ses débuts.

Et puis, ce sera l’année 2007. Nous la souhaitons à chacun de vous paisible.

Guy Wagner

 

-> p.s.: Plus que 768 jours d’un WPE Bush ... sous haute surveillance



© Guy Wagner, kulturissimo (Tageblatt) - 14.12.2007

Retour articles de presse...
PREMIERE PAGE | LIVRES I | LIVRES II | LIVRES III | ESSAIS | MOZART (F) | (D) | THEODORAKIS (D) | (F) | PRESSE - APERCU